Histoire

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Association

Fondée en 1838 à Doué-la-Fontaine (49), l’association est née d’une initiative de l’abbé Guépin, curé de la ville, lorsqu’il acheta la maison des « Récollets ». Ce groupe de femmes charitables desservait un établissement de malades incurables et prodiguait des soins à domicile. 

Par la suite, l’association est devenue une congrégation religieuse dont la mission était d’assurer une présence, une aide, aux personnes les plus en souffrance. 

En 1952, la congrégation des religieuses des Récollets à Doué-la-Fontaine ouvrait une maison de santé de 12 lits au profit de personnes atteintes de cancers incurables. 

A la même époque, plusieurs familles ou institutions demandaient aux sœurs d’accueillir aux Récollets des enfants lourdement handicapés déclarés « incurables-inéducables ».

Face au nombre croissant et à la difficulté de concilier des prises en charge aussi différentes, la congrégation recherche une grande maison "rien que pour les enfants", avec un grand jardin, à proximité de la maison mère.

Elle trouve l’opportunité d’acheter, au Comte de Beaucorps, son château de la Tremblaye à Meigné, village situé à 7 km de Doué-la-Fontaine. L’immeuble est vétuste et inadapté, mais les jardins permettaient tous les jeux de plein air.

En 1957, la congrégation y installe une communauté de sœurs et d’enfants et confie la gestion de cette maison d’enfants à caractère sanitaire à une association à but non lucratif : « L’association de bienfaisance des Récollets ».

En pratique, la vie quotidienne, les problématiques de prise en charge, la vie communautaire, les difficultés financières liées aux travaux d’aménagement, pèsent sur les seules sœurs des Récollets.

En 1959, l’agrément des récollets passe de 12 à 60 lits de médecine, exclusivement dans l’accueil de malades cancéreux en phase terminale.

Afin de poursuivre sa mission, la Congrégation des Récollets se rapproche et fusionne en 1964 avec une importante congrégation religieuse voisine, dont les conceptions de soins et d’éducation s’accordaient : la Congrégation des Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus (CFCSCJ) de la Salle de Vihiers (49).

De 1964 à 1981, les enfants handicapés, âgés de 3 mois à 14 ans, partageaient la vie communautaire des sœurs.

En 1975, face à l’évolution du traitement des cancers, l’établissement de soins « Les Récollets » s’ouvre à toutes les pathologies de convalescence.

Depuis 1981, face à la difficulté croissante de la gestion et à la nécessaire professionnalisation de l’accompagnement, la Congrégation a choisi de confier la direction de l’établissement « La Tremblaye » à un professionnel laïc. Elle a alors préféré quitter le "château" pour s’installer au 1er étage d’un bâtiment de la propriété « le pavillon », gardant au centre de sa vie communautaire cette capacité d’écoute, de prière, de soutien aux enfants, aux familles, aux professionnels. Dix ans plus tard, la congrégation confie à ce même professionnel laïc l’établissement de soins « les Récollets ».

Parallèlement à la direction laïque, la vie associative s’est développée, la gestion administrative et financière de l’établissement s’est complexifiée, la formation qualifiante et la professionnalisation des personnels s’est accélérée.

La maison d’enfants "incurables" à caractère sanitaire s’est progressivement transformée en Institut d’éducation spéciale pour enfants polyhandicapés. L’association modifie ses statuts et prend la dénomination « Association La Tremblaye »

L’extension de l’agrément en 1983 a permis de prolonger l’accueil des adolescents jusqu’à 21 ans. En 1989 l’amendement CRETON autorise le maintien à « La Tremblaye » des jeunes adultes en dépassement d’âge faute de places suffisantes en MAS. Face à l’augmentation du nombre de personnes dans cette situation, l’association dépose un projet d’établissement pour adultes qui aboutira 10 ans après par l’ouverture de la MAS « Les Romans » le 06 octobre 2003.

En 2004, 40 lits de soins de suite de l’établissement de santé « Les Récollets » sont transférés dans les locaux neufs du Centre Inter Hospitalier Douessin, géré en commun avec le Centre Hospitalier de Doué la Fontaine dans le cadre d’une coopération.

Depuis novembre 1997, La Maison d’Enfants « La Tremblaye », l’établissement de santé « Les Récollets », puis la Maison d’Accueil Spécialisée « Les Romans » en 2005, sont gérés par : l’association « Les Récollets - La Tremblaye ».

En 2000, est créée l’équipe mobile en soins palliatifs chargée de proposer une aide et un accompagnement des intervenants dans leurs missions spécifiques relevant des soins palliatifs (professionnels des EHPAD, des hôpitaux, etc.). Parallèlement, 3 lits de l’établissement de santé « les Récollets » parmi les 40 sont identifiés en soins palliatifs.

En 2006, la maison d’enfants est agréée Etablissement pour Enfants et Adolescents Polyhandicapés (EEAP), et peut accueillir des résidents de 3 mois à 20 ans.

En 2010, la gestion du réseau de soins palliatifs du Saumurois est reprise par notre association. Son équipe d’appui propose de mobiliser et de mettre en lien les professionnels du domicile prenant soin du malade et de son entourage, afin d’assurer une continuité de l’accompagnement médico-psycho-sociale.

Chaque membre de l’association « les Récollets-La Tremblaye » partage cette conviction que :
 
« Toute personne, quels que soient son état et sa condition, possède une éminente dignité, intrinsèque à sa qualité d’être humain ».